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Beg-An-Hent-Bras, Roudouallec

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Un blog non officiel sur la commune de Roudouallec (Morbihan - 56   Bretagne)  le passé, le présent, l'imparfait...

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Beg-An-Hent-Bras, Roudouallec

le 14 à Roudouallec . . .

 

 
Dans les années 50, Papa (maréchal ferrant et machines agricoles) et Maman (qui tenait le bistrot-quincaillerie) avaient fait installer le téléphone à la maison. C'était plus facile comme ça, pour les commandes et le "suivi"...

Ce téléphone était EXACTEMENT comme celui que l'on voit sur la photo. C'était un téléphone dit mural: il était fixé sur une cloison de planches à l'étage de nos chambres, en haut de l'escalier, ce qui donnait un aspect de discrétion aux conversations.

A cette époque-là, le téléphone automatique n'était pas arrivé à Roudouallec. Chez nous, c'était le 14 !
On devait décrocher le combiné, l'appliquer sur une oreille, actionner 2 ou 3 fois le petit "poussoir" avec le pouce, et attendre qu'une dame travaillant au "central" téléphonique de Le Faouët nous parle; c'était à peu près comme ceci:

- Allo! Allo! Je voudrais le 116 à Coray Finistère, pour le 14 à Roudouallec Morbihan, s'il vous plaît.
Avec I.D.
- Une minute, s'il vous plaît...

.................

Et on parlait...

.................

I.D., ça voulait dire qu'une fois la conversation finie et qu'on avait raccroché, la dame nous rappelait pour nous donner le prix de la communication.

..........................................

Notre téléphone à nous fonctionnait beaucoup!!! Les gens préféraient venir téléphoner chez nous plutôt que d'aller à la Poste par exemple, car chez nous, ils étaient beaucoup plus à l'aise, moins gênés...
Notre regretté compatriote Soaïk Gestin, agriculteur et agent d'assurances au bourg, dont la maison était à une dizaine de mètres de la nôtre, n'avait pas encore de téléphone... Si bien qu'il venait "tout le temps" chez nous... On l'appelait chez nous, et Maman me disait:
" va dire à Soaïk qu'on le demande au téléphone! "

Et Soaïk venait, quand il n'était pas dans son champ ou autour de ses bêtes...

Oui, les gens préféraient venir téléphoner chez nous... Mais à la fin, on en a eu marre! Et mes parents ont fait retirer le téléphone!!!
On ne s'en est pas plus mal portés...

Et puis, lorsque le téléphone automatique à cadran circulaire est arrivé à Roudouallec,
on s'y est remis.
 

 

la Juva de Papa . . .

 

 
Non, non, il n'y a pas de faute d'orthographe ! Le "u" de Juva n'a pas pris la place du "a" de Java...

Comme beaucoup de personnes le savent sans doute, la "Juva" était le nom d'une voiture Renault des années 50, comme on peut le voir sur les photos. Mon père en avait acheté une toute neuve durant ces années-là, une toute grise...

Bon nombre de personnes, parmi celles qui ont de la mémoire ou des connaissances, personnes croisées sur les routes, ne se souviennent que de la Juva "utilitaire"... Mais cette petite Renault a aussi existé sous la forme de transport de passagers en berline ou en coach.

La première "Juva Quatre" a été fabriquée au début de l'année 1937 (en plein dans l'époque du Front Populaire). Et la toute dernière
(une Dauphinoise) est sortie de la chaîne d'assemblage de Flins
le 1er Mars 1960.

Mon père en avait acheté une toute neuve, chez un garagiste que nous connaissions bien, Monsieur Le Doeuff, un peu plus loin que Croas-Mine-Bris, après Coray. Je me souviens fort bien du soir où nous étions allés en "prendre possession", dans la 4CV de mon frère Robert qui nous y avait conduits...Là, on était tous monté(s) dans "notre" Juva quand Papa s'est mis à la conduire pour des essais aux alentours du garage Le Deuff. Il faisait nuit, les phares étaient bien sûr allumés, tout s'est bien passé...

Nous avions ramené le garagiste chez lui; Robert a repris le volant de sa 4CV pendant que Papa a pris le volant de "sa" Juva, moi à côté !
Notre Juva était EXACTEMENT comme la jolie grise des photos. C'était une Juva 4 fourgonnette "service" 1952/1960: pas de baguette sur le capot, pas d'enjoliveur de roue, pare-choc très rudimentaires (pour ne pas dire inexistants), entourages de phares peints, absence de volets d'aération...  3 vitesses au levier
+ la marche-arrière...
Mais peu importait ! L'essentiel n'était pas dans un éventuel bling-bling, l'essentiel était que notre Juva 4 roulait très bien et nous a apporté tout ce qu'on en attendait. D'autres personnes en avaient une aussi, à Roudouallec; par exemple: Loeïz Caurant et Marie Péron.

Papa a gardé longtemps la Juva 4. Mais hélas, je ne me souviens pas du tout de ce qu'il en est advenu, à cette Juva...Par la suite, nous avons eu, d'occasion, une Traction avant noire, puis une Traction avant grise, puis une Ami 6.
Mais dans mon coeur, celle qui demeurera toujours,
c'est assurément la Juva 4.

........................................................................

Eh bien, mon neveu Alain, qui pourtant n'était vraiment pas né à ce moment-là, mais certainement informé par son père plus tard (mon regretté frère Robert), Alain qui sera la relève de la mémoire et des souvenirs Bleuzen de notre famille, m'informe de ce qui suit:

" La Juva a dormi longtemps dans le garage (recouvert de tôles un peu rouillées que nous avions, un peu plus bas que notre bistrot) avec les vieilles motos Terrot. Puis tout cela est parti aux "ordures" qui se trouvaient alors à Kerrous !

Jean-Yves, disparu l'an dernier, et son frère Jojo de Kermatret avaient réussi à la redémarrer ! ! !

Mais hélas, depuis ce temps, la Juva repose
à l'ancienne décharge municipale de Kerrous,
aujourd'hui "rendue" à la Nature.

 

 

la "nouvelle" Mairie, le "Cinéma" et la "nouvelle" école...

 

le grand bâtiment de la vieille Mairie, sur la droite. derrière la Mairie, actuellement. dans la maison, à la fenêtre, Mme Stéphan et son chien (certitude)

le grand bâtiment de la vieille Mairie, sur la droite.
le grand bâtiment de la vieille Mairie, sur la droite. 

Dans la foulée du récent remue-méninges de nos souvenirs roudouallecois, Martine, Colette et votre serviteur s'en sont donné à coeur joie! Avec quand même                     une forte dose de nostalgie...

 

De la bouche même de Martine, nous avons eu confirmation que la Mairie dite nouvelle (l'actuelle...) a été construite fin 1949. Martine nous a dit avoir reçu à cette époque-là une lettre de sa soeur écolière datée du 14 novembre 1949 (Martine a toujours cette lettre), qui lui dit que le lendemain, c'est-à-dire le 15 novembre 1949, elle allait dans une autre école, route de Gourin: la petite maison à côté de chez la regrettée Lène Daoudal (actuel 103, rue Nicolas Le Grand)

car, disait la soeur de Martine:

"l'autre est trop vieille".

Il est vrai qu'à ce moment-là, l'école publique occupait une salle "dans" le bâtiment

de la Mairie...


Colette et votre serviteur buvaient littéralement les paroles de Martine, qui a une mémoire d'éléphant, en vérité! Il  n'était besoin que de laisser parler notre copine!...

         C'est à ce moment-là aussi qu'a été construit le bâtiment derrière la Mairie (où nous, les sexagénaires roudouallecois, avons débuté!) et qui fait office de nos jours de salle de réunion des associations. Plus tard, ce bâtiment a été transformé

en salle de cinéma U.F.O.L.E.I.S.

          Notre Martine a souvenance que les plus fidèles clients-spectateurs étaient Pér et Marie Fleitour. Pér s'asseyait toujours au dernier rang de fauteuils, étant donné sa grande taille. Et dans la petite pièce dite "salle" de projection: Monsieur Stéphan, dit le père Stéph... dont l'épouse "tenait la caisse" pour les entrées (30 centimes de Francs, à cette époque-là....) Ils avaient toujours à leurs côtés une petite chienne. Monsieur et Madame Stéphan habitaient près de chez Nana Guillou une maison démolie depuis. Nos regrettés amis reposent au cimetière de Roudouallec,
où hélas leur tombeau est délaissé.


 

 

une réunion du Conseil Municipal en Février 1955

 

le temps qui passe a jauni la page du journal
le temps qui passe a jauni la page du journal 

   Voici la copie, au mot près, d'un article de journal paru dans "Le Télégramme" en Février 1955, il y a 52 ans!!! Vous pouvez (peut-être?) le lire sur la photo ci-jointe; si vous cliquez sur cette photo, alors elle s'aggrandit et donc, on voit mieux...

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ROUDOUALLEC : CONSEIL  MUNICIPAL  

   Le Conseil Municipal s'est réuni le 25 Février, sous la présidence de M. Louis Le Bris, Maire.

 aide sociale: des demandes présentées reçoivent un avis favorable.

 sursis d'incorporation: avis favorable pour les demandes présentées.

 licence de débits de boisson: les anciens taux sont reconduits pour l'année 1955. A savoir: licences ordinaires: 1 200 frs; licences de plein exercice: 2 400 frs.

 réfection du chemin vicinal n°3: cette réfection est inscrite au plan additif de 1954. Le CM décide de contracter un emprunt auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations suivantes, taux: 5,5%; amortissement: 15 ans; annuité: 498 198 frs.

 Le conseil s'engage à voter les ressources indispensables au règlement des annuités d'amortissement et donne tout pouvoir au maire pour signer les contrats à intervenir.

 virements de crédits: impôts 53 et 54, pour le terrain de sports, appartenant à M. Le Tour François, acheté par la commune en 1941, qui n'avait pas été muté au compte de la commune. Il est réclamé les sommes suivantes pour les impôts impayés: contributions de 53: 1 550 frs; contributions de 54: 1 550 frs; soit au total: 3 100 frs. Le conseil décide de prélever cette somme sur les dépenses imprévues.

 Factures des établissements Marseche de Concarneau, pour fourniture d'un bureau, le crédit nécessaire au réglement, soit 16 250 frs, sera prélevé sur le chapitre 14, article 12, du budget additionnel 54.

 demandes de subventions: plusieurs demandes sont examinées; reçoivent un avis favorable les demandes suivantes: Mutuelle des Agents du Trésoor: 500 frs; lutte contre le varron: 4 000 frs, prélevés sur les dépenses imprévues de 54, ou à défaut sur les crédits inscrits au chapitre 14, article 12 du budget additionnel.

 crédit Barangé 1955: programme des travaux: paiement de la première annuité des emprunts contractés pour la construction de l'école publique des filles. Entretien des bâtiments scolaires, crépi intérieur de la troisième classe, crépi partiel. Réfection des conduits de cheminée des 2ème et 3ème classes, réparation du plafond; matériel d'enseignement, tables, tableaux de science, histoire et géographie.

 construction d'un mur séparant le presbytère de la place publique: les crédits indispensables à l'édification de ce mur seront prélevés sur les crédits réservés au budget additionnel pour les travaux du cimetière. Ces travaux ayant été achevés et ayant fait l'objet d'une réception définitive le 11 novembre 1953.

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CARNET ROSE: Nous apprenons avec plaisir la naissance d'un petit Daniel au foyer de M. Floch et de Mme, née Marie-Jeanne Kervran, cultivateurs, demeurant au village de Kerzaludès.

 Et d'une petite fille, prénommée Sylvie, au foyer de M. Allain Louis, et de Mme, née Hilliou, cultivateurs, demeurant au village de Penchel.

ETAT-CIVIL DE FEVRIER:

naissances: Roger Le Coz, du bourg; Daniel Floch, de Kerzaludès; Sylvie Allain, de Penchel.

mariages: Yves Le Bloas, de Spézet, et Thérèse Daoudal, du bourg.

décès: Thérèse Le Guillou, de Kerrouze.

CONVOCATIONS:

les personnes dont les noms suivent, sont priées de se présenter à la mairie pour retirer les pièces suivantes:

- bons d'essence détaxée: Louis Le Naour, Breneben; Mme veuve Le Guellec, Kéransquer.

carnet de soins aux A.C. : Michel Bénéat, de Tréminut.

- carnet de pensions d'A.C. : Yves Gaudard, Joseph Jaouen, René Rouzic.

- cartes d'identité: Joseph Corbel, de Kerbiguidic.

 

  

 

 

les "Carnets d'Algérie" de Pierre Le Bihan

 

la photo est de mauvaise qualité - mais pas Pierrot.

la photo est de mauvaise qualité - mais pas Pierrot.
la photo est de mauvaise qualité - mais pas Pierrot. 
Pierre Le Bihan pour l'Etat-Civil,
Pierrot Bihan pour les Roudouallecois.

Le moulin de Keransquer... Claude Le Bihan et son épouse Hélène Le Goff, les parents de l'ami Pierre, ont "tenu" durant de nombreuses années ledit moulin, qui tourne toujours, mais sous une autre enseigne. C'est cette grande minoterie que l'on peut voir entre Roudouallec et Gourin.

Pierrot avait succédé à son père à la tête de la minoterie... A présent, le mari de Nicole est à la retraite!

Comme quelques compatriotes de Roudouallec à une certaine époque, Pierre a fait son service militaire en Algérie... Plusieurs années après son retour sur la terre de Bretagne, il a eu la bonne idée d'écrire un livre dans lequel il fait le compte-rendu  de son séjour obligé là-bas, et dans lequel aussi il nous fait part de ses impressions, de ses sentiments et de ses ressentiments à propos de cette "guerre" que les gouvernants de l'époque ne voulaient pas qualifier ainsi.

Voici ce que Pierre écrit à la première page:

" Ces pages ont été écrites une vingtaine d'années après mon retour d'Algérie, à partir de quelques notes et de photos précieusement conservées.

Parti en Janvier 1958, je suis revenu en Avril 1960. J'ai séjourné successivement à Oran, dans la région de Tlemcen, puis celle d'Ain Sefra, puis à nouveau Tlemcen,
après avoir laissé dans ce pays les plus belles années
de ma jeunesse. "

Le livre de Pierre a été écrit à compte d'auteur, ce qui veut dire qu'on ne le trouve pas en librairie. De toutes façons, il y a trop longtemps depuis... C'est Pierre qui s'est "occupé de tout". On pouvait l'acheter chez Pierre, à Keransquer. Peut-être lui en reste-t-il encore quelques uns?

Toujours est-il que ce livre, très facile à lire, se trouve en bonne et dûe place à la bibliothèque communale de Roudouallec.