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Beg-An-Hent-Bras, Roudouallec

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Un blog non officiel sur la commune de Roudouallec (Morbihan - 56   Bretagne)  le passé, le présent, l'imparfait...

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Beg-An-Hent-Bras, Roudouallec

1881, les Bretons du Nouveau Monde

 

La longue rue traversant le bourg porte son nom. Nicolas Le Grand repose au cimetière de Roudouallec.

La longue rue traversant le bourg porte son nom.
La longue rue traversant le bourg porte son nom. 

>>> La misère des Montagnes Noires pousse de nombreux habitants à quitter le pays. Les premiers "Américains" partent en 1881.

>>>  En 1881, Nicolas Le Grand, Job Daouphars et Loeiz Bourhis quittent Roudouallec pour les Etats-Unis. Ils sont les premiers émigrants des Montagnes Noires vers ce pays qui en verra plusieurs milliers d'autres affluer avant la Première Guerre Mondiale. La raison de ces départs est toujours la même: la misère. Une grande partie du sol de la région est pauvre et ne suffit pas à nourrir une population à forte croissance. Ainsi, au cours du siècle, Roudouallec passe-t-elle de 1000 à 1300 habitants, tandis que Gourin passe de 4000 à 5000 habitants. De plus, les activités industrielles sont inexistantes ou en crise. C'est le cas, par exemple, des ardoisières ou du textile (filage, tissage).

>>>  Nicolas Le Grand et ses compagnons se rendent donc à pied à Morlaix d'où ils gagnent Le Havre. Ils accostent d'abord au Canada où ils deviennent bûcherons avant de rejoindre les U.S.A. en 1882, travaillant à la ferme, à l'usine ou dans les chemins de fer. Grâce à leurs gains, ils rentrent à Roudouallec en 1884. Nicolas Le Grand redevient tailleur et ouvre un café où ses récits feront rêver beaucoup de monde.

>>>  En 1890, entraîné par un groupe d'émigrants, il repart pour quatre ans, ce qui lui permettra d'acheter une maison, des champs ainsi qu'une boutique de tissus pour sa femme. De son côté, Job Daouphars est reparti dès 1887 et a fait l'acquisition d'une ferme dans le Connecticut avant de faire venir sa femme et sa fille. 

 

le 13 Août 1940

 

 
Voici un extrait très succint d'un livre se trouvant à la Bibliothèque Communale de Roudouallec. Le titre de ce livre est:

Hommes et Combats en Bretagne
Le Morbihan
1939 - 1945

de Albert Oriol-Maloire
Martelle Editions

......................................................................................................................

1940
date: 13 Août 1940
lieu: Roudouallec
les faits: Auguste Le Corre, de Spézet, et trois amis, rendent inutilisable une voiture abandonnée par les Anglais, afin qu'elle ne puisse tomber aux mains des Allemands.

...............................................................................................

Ceci est scrupuleusement exact et reprend les comptes-rendus officiels: gendarmerie et renseignements généraux.

 

1943, des gars de chez nous avec Jean Bariou

 

Monsieur  Jean  Bariou
Monsieur Jean Bariou 
>>> Monsieur Jean Bariou était préparateur en pharmacie à Gourin. Il s'occupait des réseaux d'évasion... Avec son ami Raymond Cougard, il crée
une section de résistance dans le maquis, section du mouvement "Vengeance", composée de jeunes hommes de Gourin, Guiscriff, Roudouallec, etc... Voici quelques noms de gars qui faisaient partie de cette section de résistance; on reconnaîtra quelques jeunes de Roudouallec:
    Jean Bariou, Raymond Cougard, Jo Vétel, Jean Perrot, Paul Le Goff, Sam Février, Jean-Pierre Le Bris, Jean Picaud, Jo Le Bras, Eugène Le Dour, René Le Guillou, Jean Fichen, Charles Le Dû, François Morzellec, Jean Le Scouarnec, Charles Le Guillou (réfugié), etc...

>>> Il est impossible de décrire TOUT LE TRAVAIL effectué dans la Résistance par Jean Bariou. C'était un homme immensément respectable et immensément méritant.

                      (A Gourin, un square porte son nom, en souvenir.)

 

Dans cette maison, le 30 Mars 1944...

 

Cliquez SUR la photo, elle s'agrandit.

 
"Dans cette maison, le 30 Mars 1944,

Yves Herviou, son épouse et leur fille

ont été massacrés par les allemands."

Tels sont les mots exacts qui sont gravés sur la petite plaque commémorative
placée sur la maison située au carrefour de la route de Roudouallec et de Saint-Goazec, dans le département du Finistère, au lieudit Kroaz-An-Teurec".

Toute personne empruntant cette route pour se rendre à Chateauneuf-du-Faou, au Château de Trévarez et à Laz, passe obligatoirement devant cette petite maison blanche où a eu lieu ce terrible drame il y a 66 ans.

"Obligatoirement" peut-être, mais probablement sans savoir au juste
ce qui a bien pu se passer dans la maison, et encore dans la mesure où
ces personnes ont prêté attention à cette plaque scellée dans la partie droite
de la façade de la maison, occupée actuellement par Monsieur Jean Solliec.


Seulement voilà....

Comme dans tout événement historique SANS TÉMOINS sur place
qui auraient pu voir de leurs propres yeux se dérouler le massacre,
seuls les FAITS proprement dits sont hélas certains, incontestables:

Yves Herviou, sa femme Marie Thomas-Herviou et leur fille Denise Herviou
ou été tués avec arme à feu par des soldats allemands le 30 Mars 1944
dans leur maison, à Kroaz-An-Teurec.

Après ce terrible événement, les voisins, les gens d'à-côté, ceux qui croient savoir ceci ou cela, ont parlé, disant une chose, affirmant ou infirmant telle autre... croyant que... pensant que...ont entendu dire que...
Enfin, de la bonne volonté, certes, dans l'esprit de faire avancer la recherche
de la Vérité sur le drame de la famille Herviou.
Mais rien de sûr à 100%, si bien que ces croyances, même parties d'une très bonne intention, n'ont pas, à ce jour, conduit à expliquer EXACTEMENT
POURQUOI cela s'est produit. Alors, une sorte d'histoire simplifiée s'est finalement greffée, avec le temps qui passe et les "témoins" qui disparaissent,
autour de ce qui s'est passé à Kroaz-An-Teurec ce jour-là.

Si bien que plus les années passent,
plus cette bien sinistre affaire s'enfonce dans le mystère
et dans l'oubli.

.....................................

En Janvier de cette année 2010, nous avons pris contact avec Monsieur Jean-Marie Piquet, de Laz (29), très érudit et sérieusement informé à propos de
l'Histoire relativement récente de notre région de la Bretagne centrale.
Monsieur Piquet nous a très sympathiquement informé de ce qu'il savait
concernant le massacre de la famille Herviou, de Kroaz-An-Teurec.

Mais avant de publier ici les renseignements que Monsieur Piquet
 nous a transmis, nous souhaitons mentionner ce qui suit:

- Aucune information sur le sujet qui nous intéresse ici
ne figure dans le livre bien connu de Marie-Anne Caro,
de Chateauneuf-du-Faou (29):
"la lune brillera sur le dolmen".

- Dans les nombreux autres livres que nous avons lus
à propos de la Résistance dans la Bretagne centrale,
nous n'avons trouvé aucune autre information non plus.

- Dans la brochure composée par l'association de St-Goazec
"Bugale Sant-Woazec", nous n'avons trouvé QUE les prénoms,
noms, dates de naissances et de décès de Yves, Marie et Denise Herviou.

Voici ce que Monsieur Piquet nous a dit:

"J'ai rencontré Madame Le Rhun, née Breut, à St-Goazec,
rue des Châteaux, qui a assisté à l'enterrement des Herviou
en 1944. Elle avait à peu près l'âge de Denise Herviou
(12 ans à Mme Le Rhun) à cette époque.

La future Mme Le Rhun s'était jointe au cortège qui emmenait les trois cercueils au cimetière de St-Goazec.

Monsieur Piquet ajoute des précisions:


- un détachement allemand a assisté à l'enterrement
des trois malheureuses victimes. De même,
toute la population de St-Goazec y participait.

- un véhicule allemand armé était garé
devant le Garage Quéau,
et un autre, devant l'actuelle ferme-école
à l'entrée de St-Goazec.

Ce qu'on avait dit à l'époque à Mme Le Rhun:

la maison des Herviou, à Kroaz-An-Teurec, était assez isolée du bourg de St-Goazec, et des autres maisons du voisinage.
Elle avait accueilli, à plusieurs reprises, des maquisards
qui venaient y prendre des repas.

Mme Le Rhun ne se souvient plus au juste dans quelles circonstances la petite maison des Herviou a été investie
par un détachement allemand:

- arrestation d'un des maquisards
qui aurait parlé sous la torture?

- dénonciation par un traître?

- patrouille suite à un attentat
dans la proche région?

Toujours est-il que les allemands

- ont INVESTI la maison Herviou TÔT LE MATIN
de ce 30 Mars 1944,

- que les Herviou, réveillés à l'aube par cette intrusion des allemands chez eux, ont commencé à descendre l'escalier,

- que les allemands les ont
ABATTUS
au fur et à mesure
qu'ils descendaient cet escalier:

. la fille, Denise, en premier

. la mère, Marie, en deuxième

. le père, Yves, en dernier


- qu'ils ont MIS LE FEU à la maison.


Il existe encore des HERVIOU de la même famille
 au bourg de St-Goazec (M. Noël Herviou).

J'ai vérifié, poursuit Monsieur Piquet, les états de service
d'un certain Bernard Günther qui, à l'époque, traînait
dans le secteur en collaboration avec la Kommandantur
de Châteauneuf-du-Faou. Il mentionne une "opération"
qui pourrait bien être celle-ci, résultat de conversations entendues par lui dans une crêperie de Leuhan, et ayant abouti à des "représailles" dans une ferme à la limite de St-Goazec.
Pas de noms de lieu, ni de victimes.

C'est la dernière opération à laquelle il a été mêlé,
car il avait été repéré à cette occasion,
et n'a plus été autorisé par la suite à se promener seul."

...................................

Voilà les renseignements, si précieux pour l'Histoire
et si émouvants pour le coeur, que Monsieur Jean-Marie Piquet
nous a fait parvenir avec tant de gentillesse
et que nous remercions plus que vivement pour sa si forte contribution à la transmission de ce souvenir si douloureux.

Nous pensons qu'il est grand temps de refaire les dorures des lettres formant les mots gravés sur la plaque commémorative
que l'on peut voir sur la photo du début de cet article.
N'est-ce pas là le DEVOIR de l'Association des Anciens Combattants de St-Goazec, si association il y a?
Ou de la Municipalité?

...............................................

Yves Herviou
3 Avril 1900 - 30 Mars 1944        44 ans.

Marie Thomas-Herviou
13 Juillet 1901 - 30 Mars 1944               42 ans et demi.

Denise Herviou
2 Mai 1927 - 30 Mars 1944        17 ans.





 

la rafle du 14 Mai 1944

 

de nombreuses personnes à la cérémonie commémorative Louis Guiffès repose au cimetière de Roudouallec. la Place du Monument aux Morts de Roudouallec porte son nom. Louis Guiffès

de nombreuses personnes à la cérémonie commémorative
de nombreuses personnes à la cérémonie commémorative 

                        Commémoration de la rafle du 14 Mai 1944

       Voici la reproduction d'un article paru dans le journal local, il y a peu de temps:

       >> Louis Quéré a rappelé le récit de cette tragique journée qui coûta la vie à son oncle de 22 ans, Louis Guiffès, sous-lieutenant dans les Forces Françaises de la Résistance: "Le 14 Mai 1944, très tôt le matin, les Allemands investissent la commune de Roudouallec et déploient beaucoup de soldats dans les alentours du bourg. Ceux-ci commencent par intercepter les personnes qui se rendaient à la première messe en ce dimanche matin de printemps. Ils arrêteront de 70 à 80 hommes (deux camions complets) qu'ils dirigeront sur Carhaix... Suite aux vérifications d'identité, plusieurs personnes seront déportées, les autres relâchées le jour même.

       >> Au village du Trépas, situé au centre du bourg, la famille Guiffès est surprise par l'arrivée impromptue de l'ennemi dans leur ferme. Par malchance, Louis, le fils de 22 ans, qui ne dormait pas à la maison depuis quelque temps, est resté là cette dernière nuit. Hiérarchiquement bien placé dans la Résistance, Louis sait fort bien que s'il se fait prendre, il n'a aucune chance de s'en sortir. Aussi tente-t-il le tout pour le tout. Vif comme l'éclair, il bondit vers les champs voisins, entourés de talus et de haies.

       >> Hélas, au moment où il s'apprête à franchir l'un de ces talus, un vert-de-gris (soldat allemand) grimpé sur une meule de foin, l'aperçoit et l'abat de plusieurs balles dans le dos. Il est 7 heures du matin.

             Dans l'une de ses mains crispées, on découvrira une poignée d'herbes arrachées au talus", conclut Louis Quéré.